14 juillet 2008

Le charençon du bambou

DinoderusJ'ai envoyé une photo à Hervé jourdan (entomologue à l'IRD) d'une petite bête qui mangeait des chaumes de bambou. Il a eu la gentillesse de me répondre que de son point de vue ce serait "Dinoderus minutus ou une espèce proche"... Pas facile à partir d'une photo un peu floue. Mais il connait bien son affaire puisque sur le net, cette bestiole est appelé, bug du bambou ou charançon du bambou...

Cet animal n'aime pas que les bambous, mais aussi les grains de maïs, le riz...

 


Apparence

  • Corps brun foncé, rond, presque cylindrique, 2 à 3,7 mm de long.
  • Les antennes sont plus larges aux extrémités : les trois derniers segments sont beaucoup plus massifs et définissent une forme de club caractéristique.
  • Leur thorax bombé dissimule la tête et possède des indentations sur son front arrondi. Deux grandes fossettes au dos du thorax.
  • Les élytres (logement des ailes) sont couverts d'irrégularités et de poils fins.

Cycle de vie

  • La femelle pond entre 27 et 35 oeufs dans la substance nourricière, les larves éclosent et attaquent la plante.
  • La larve traverse 4 phases de développement et se métamorphose à l'intérieur de la plante.
  • Le cycle de vie peut ne pas dépasser 60 jours si les conditions sont bonnes (35 °C, 75% d'humidité relative), ce qui entraîne l'apparition de plusieurs nouvelles générations chaque année.

Moeurs

  • Les larves se nourrissent de cannes de bambou, mais le charançon est également connu pour se nourrir de racine de manioc.
  • Les larves créent des passages tubulaires le long des fibres de la plante et sortent en laissant derrière elles un trou parfaitement rond.
  • Cette espèce d'Asie orientale parvient dans nos contrées dans les chargements des cargos (ex: produits à base de tapioca) et même dans les instruments de musique en bois.

Source : rentokil


Comment lutter

On élimine ces ennemis du bambou en limitant les coupes à la saison froide, lorsqu'ils sont moins actifs, et on conserve les tiges coupées dans l'eau, afin de lessiver les disaccharides dont l'insecte se nourrit.

Les mesures de lutte directe comprennent l'application externe soit de DDT dans de l'huile Diesel, dans du pétrole (5 pour cent) ou en suspension aqueuse, soit de dinitro-cyclo-hexylphénol; on peut encore utiliser la résine, la créosote, les sels Wolman, le bore, des sels inorganiques ou l'huile de Rangoun. On signale, en outre, que le chauffage au four donne également de bons résultats.

Source : unasylva


Posté par bamboucal à 06:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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